Hana no itami // La souffrance d'une fleur

OTAKU les enfants du virtuel

OTAKU les enfants du virtuel   Avant toute chose, il est important de définir le terme le plus important de l'ouvrage. D'après l'auteur et d'autres sources, le sens premier d'otaku est littéralement « votre maison, votre foyer » et par extension, il est une façon polie de s'adresser à son interlocuteur, équivalent au vouvoiement français, mais plus impersonnel.

Nakamori Akio, un chroniqueur à l'Asahi Shinbun, détourne le terme en 1983 et s'en sert pour désigner cette nouvelle génération de japonais consommatrice à l'extrême, friande de culture populaire, liberée des contraintes économiques et politiques de la guerre, et qui répugne à mûrir et à affronter la réalité. Le terme otaku s'avère adéquat en ce sens que ces jeunes s'isolent, pas seulement physiquement car pour ce phenomène le terme d'Hikikomori (adolescents et jeunes adultes qui s'isolent dans leur chambre, n'en sortant que pour les besoins les plus vitaux )est plus approprié, mais qui se servent de l'univers virtuel que leur apporte les médias pour s'échapper des contraintes du quotidien et des relations avec autrui.

Dans l'ouvrage, Etienne Barral va tenter de déterminer les origines précises, non seulement sociologiques mais aussi psychologiques de l'otakisme (néologisme répété maintes fois dans le livre) qui va se réveler être un phénomène bien plus complexe et polymorphe qu'il n'y paraît, véritable reflet du profond malaise qui touche les nouvelles générations nippones, tiraillées entre les anciennes valeurs qui firent la fierté du pays, la pression scolaire et sociale implacable et le désir d'individualisme propre à notre civilisation occidentale actuelle. Ainsi, l'auteur s'éloigne parfois un peu du phénomène d'otakisme en lui-même pour dresser un portrait du Japon à l'ère du nouveau millénaire, un portrait peu glorifiant d'un pays aux nouvelles technologies tellement développées qu'elles semblent parfois écraser les individus...

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Hakase No Aishita Sukishi

Une jeune mère célibataire, Kyoko, est engagée comme femme de ménage par la belle-soeur d'un professeur de mathématiques. Celui-ci vit reclu chez lui depuis un accident qui lui a coûté sa mémoire à court terme... Loin d'être découragée par cela, Kyoko va vite s'attacher au professeur dont l'enthousiasme et la passion pour les nombres sont touchants et communicatifs ...
Par le réalisateur du film posthume de Kurosawa Akira, Après la pluie ...

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Une citation...

Docteur House"Le test VIH est sûr à 99%. Certaines personnes positives vivent dans la peur pendant des mois ou des années avant d'apprendre que tout va bien. Curieusement, la plupart d'entre eux ne deviennent pas heureux ou même fâchés. Ils deviennent dépressifs. Pas parce qu'ils voulaient mourir, mais parce qu'ils s'étaient définis par rapport à leur maladie. Tout d'un coup, tout ce qui les définissait n'est plus réel."

-- Docteur Wilson, House MD, Saison 2, épisode 24, Sans raisons

Je viens de regarder un épisode de Docteur House, une série qui traite d'un médecin génial chargé de soigner les patients ayant des infections ou autres maladies que les autres médecins ne parviennent pas à identifier.
Le Dr House est brillant, mais comme tout homme brillant, il est excentrique. Il est très franc, voire désagréable, n'a que peu de respect pour l'éthique, la déonthologie ne lui dit rien. Et pour couronner le tout, sa jambe le fait affreusement souffrir depuis un accident, ce qui le condamne à  se ballader avec une canne comme un vieillard et à se bourrer de Vicodine pour atténuer la douleur.

Dans l'épisode dont est tiré la citation, le Dr House a l'occasion de guérir sa jambe. Mais son cerveau peut-être endommagé et il craint de perdre ses brillantes capacités de déduction. Mais surtout, il craint d'être normal et cela le dérange. Il s'est défini par rapport à ses malheurs, à sa jambe blessée. Comment justifier son cynisme pérpetuel s'il est en bonne santé ?

J'adore cette série et ses personnages. Pour ma part, je m'identifie aux personnages en plusieurs points. Et notamment sur ce point. J'ai pris l'habitude de me définir par rapport à des choses qui m'arrivaient, et j'ai fini par ne plus savoir qui je suis. Maintenant qu'on me dit que j'ai l'occasion de me détacher de ces choses, je suis effrayée. On me dit que je ne suis pas celle que je devrais être. Mais comment est-elle, celle que je devrais être ? Et si je préferais continuer à rester cette ombre de ce que je devrais être parce que c'est plus rassurant ?

Juste un monologue. Tout ça pour dire que cette série est une série aux excellents dialogues. Ils n'échappent pas toujours aux clichés, mais les personnages sont tous uniques et bien travaillés.

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La nostalgie de l'ange

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Susie Salmon est une jeune adolescente de 14 ans tout à fait ordinaire, seulement voilà, dès les premières lignes du roman, elle est violée puis tuée par son étrange voisin.

Désormais  dans son propre Paradis,  elle observe les membres de sa famille, ses amis et son étrange voisin, et toutes les modifications que son meurtre a créees sur leurs vies. Elle voit sa soeur grandir et connaître l'amour auquel elle n'a pas pu s'éveiller, elle voit le couple formé par ses parents peu à peu se dissoudre, et elle est obsedée par la crainte qu'un jour ils l'oublient. S'ennuyant dans ce Paradis où elle peut posséder tout ce qu'elle veut sans pour autant ne pas souffrir d'une affreuse solitude (malgré les deux personnes des Paradis proches qui sont parfois avec elle) , elle pense également beaucoup au passé et de nombreux souvenirs surgissent, sans pour autant nuire à la narration.

Néanmoins, la lecture de ce roman m'a laissée plutôt vide. L'idée d'une jeune fille qui observe sa famille et son assassin du ciel n'était pas mauvaise, mais plutôt mal exploitée. De nombreuses pistes de narration n'aboutissent à rien et le récit s'achève de manière abrupte et maladroite, comme si un certain quota de pages avait été dépassé.

Bref, encore un de ces romans de gare (d'ailleurs lu dans le train) qu'on oublie vite. Les critiques semblent encenser ce livre, ne cessant de clâmer qu'il est un best-seller aux Etats-Unis. L'auteur a certes le mérit de revenir sur un passé éprouvant, ayant été elle même victime de viol et de le narrer avec un réalisme poignant, mais le récit est trop décousu, naïf et vide de substance pour qu'il puisse être qualifié de "chef d"oeuvre".  Le style simple est sûrement à l'origine de son succès au pays de l'Oncle Sam. Succès et qualité ne vont pas souvent de pair.

Ma note ♥

  • Des personnages tout de même attachants,  des personnages secondaires bien travaillés.
  • Un thème réchauffé et de plus, mal exploité, une fin assez navrante.

Fiche technique

Auteur : Alice Sebold
Titre original : The lovely bones
Année : 2003
Genre : Drame, fantastique

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Si tu tends l'oreille


Si tu tends l'oreilleFilm d'animation signé Studios Ghibli (Laputa le château dans le ciel, Le tombeau des lucioles, Pompoko, Le voyage de Chihiro,...), Si tu tends l'oreille (en japonais 耳をすませば Mimi wo sumaseba) nous introduit dans la vie de la jeune Tsukishima Shizuku, 14 ans. Jeune fille passionnée de livres, pleine d'imagination, Shizuku a pour habitude d'emprunter le plus de livres possible à la bibliothèque. Mais elle découvre un jour qu'une personne répondant au nom de Amasawa emprunte toujours les mêmes livres qu'elle. Intriguée, elle décide de retrouver cette personne...

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Otogi Zoushi

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Durant l'ère Heian (794-1185), la capitale est touchée par la misère et la famine. L'archer Minamoto no Raikou, figure légendaire de l'archipel nippon, est chargé de récupérer les Magatama*, des pierres qui selon le grand onmyouji** Abe No Seimei, permettraient de restaurer la paix dans la capitale...

Mais il se trouve que Minamoto no Raikou est souffrant, c'est donc sa soeur cadette Hikaru qui, déguisée en jeune samuraï, va être secrètement chargée de la mission. Accompagnée de son fidèle serviteur, Watanabe no Tsuna, elle va apprendre la vie de guerrier. D'autres personnages vont se joindre à la quête, comme Usui no Sadamitsu, à première vue un présomptueux coureur,  la très calme mais redoutable Urabe no Suetake ou le garçon à la force légendaire, Kintarou.
Ils vont vite découvrir que leur quête n'a pas la finalité qu'ils croyaient et vont devoir faire face à des ennemis inattendus.


Dans des décors de toute beauté comme peints à l'aquarelle, les personnages aux traits réalistes sont vite attachants.  Les treize premiers épisodes sont inspirés du recueil de légendes éponyme : les personnages principaux en sont des figures majeures même s'ils ont été grandement modifiés dans cette version. Par exemple, Sadamitsu était à l'origine une femme et Urabe un homme. Le mystérieux Abe no Seimei (ayant réellement existé durant l'ère Heian), quant à lui, a pour une fois un rôle assez différent de ceux qu'il a dans la légende ou d'autres oeuvres.

Les treize épisodes restant prennent une toute autre tournure, en effet, ils se passent dans le monde contemporain et ont pour thème les légendes urbaines de la ville de Tôkyô. Les personnages restent les mêmes, ce qui est assez déstabilisant, mais un lien se tisse entre les deux histoires à priori sans corrélations. Néanmoins, le dessin de cet arc se dégrade, les proportions des personnages sont parfois étranges et ils ne sont plus si attachants. Leur esprit d'équipe trouve moins de justifications que dans l'arc précédent. Traiter des légendes urbaines était intéressant, mais la sauce ne prend plus aussi bien que dans l'épique arc médiéval.

*Magatama :  pierres symbolisant les cinq éléments (terre, eau, métal, feu, bois).
** Onmyouji : adepte d'Onmyoudo, une théorie basée sur l'interaction des cinq éléments et du Yin et du Yang. Pour plus d'informations, voir sur Wikipédia (en anglais).

Musique

Le premier générique de début, Zen, de Attack Haus,  un peu abrupt, est néanmoins entêtant et agrementé de jolies images. La bande-son signée Taniuchi Hideki (auteur de celle de Death Note, notamment) passant des guitares lourdes aux flûtes traditionnelles sied très bien aux images.
Le générique de fin, Hoshi Ni Negai Wo, de Kawabe Chieko, est un titre pop simple sans trop d'intêret. C'est aussi le générique de fin de l'anime Elfen Lied, d'ailleurs.
Le deuxième opening, Ashita ha kyou to onaji mirai interpreté par Gomez the Hitman, aux sonorités pop-rock, est plutôt entraînant et voir les personnages chanter les paroles avec beaucoup de réalisme dans leur gestuelle en fait un générique assez original... L'ending, toujours interpreté par Kawabe Chieko, Cry baby cry, est une mélodie pop douce amère qui se laisse écouter.
Kenji Kawai (BO de Ghost In The Shell, entre autres) participe à la bande son du deuxième arc, avec des titres électros, parfois planants et oniriques. Cela contribue pour beaucoup à l'ambiance étrange aux accents surnaturels plus prononcés.

Personnages

HikaruMinamoto no Hikaru
Dans l'ère Heian, elle est une fille issue d'un clan de samuraïs. Soeur de l'archer Minamoto no Raikou, elle va se faire passer pour lui. Courageuse, elle reste néanmoins très sensible et son mental va être mis à dure épreuve durant ses aventures.
Hikaru est douée à l'arc et à la flûte. Ses mélodies mélancoliques vont attirer l'attention du mystérieux Mansairaku.

TsunaWatanabe No Tsuna
Samuraï redoutable, le borgne Watanabe No Tsuna n'en reste pas moins un ami et un serviteur hors pair, prêt à se sacrifier pour son Raikou-Sama. Parfois benêt et maladroit, mais aussi méfiant, il est un personnage très touchant.
Tsuna est très sérieux mais avec Sadamitsu, il est souvent mis dans des situations comiques.



SadamitsuUsui No Sadamitsu
A première vue, Sadamitsu est une tête à claques présomptueuse, un homme à femmes qui ne pense qu'à boire. Mais très vite, on apprend qu'il a de nobles intentions. Il va se joindre au groupe et va avec Kintarou, former le duo comique du clan. Il va tenter de séduire Hikaru sans se douter (ou sans le montrer) qu'elle n'est autre que l'alter-ego de Raikou.


UrabeUrabe no Suetake
Urabe apparaît à l'improviste et le groupe a du mal à lui faire confiance car elle use de méthodes assez spéciales pour les aider. C'est une jeune femme très calme, dévouée à Abe no Seimei. Elle semble être assez puissante et intelligente.
Va t-elle gagner la confiance du groupe ?




KintarouKintarou
Kintarou (alias ventre sur pattes) est un petit garçon vraisemblablement orphelin qui se joint au groupe dès lors qu'ils se rendent compte de son étonnante force.
Kintarou reste la plupart du temps avec Sadamitsu, passe son temps à réclamer à manger ou à être stupide, mais il est assez utile au groupe.



Abe No SeimeiAbe No Seimei
Abe No Seimei est l'onmyouji de la capitale, c'est un vieil homme respectable dont on dit qu'il est plus que centenaire. On sait très peu de choses sur lui, il porte toujours un masque, semble aveugle et est toujours accompagnée d'une petite fille qui guide ses pas sans mot dire.
Néanmoins, il est très puissant et plus conscient qu'il n'y paraît des maoeuvres malhonnêtes des ministres qui veulent se servir de lui pour gouverner la capitale.

MansairakuMaisairaku
Maisaraku est un mystérieux danseur traditionnel très doué. Il est solitaire et plutôt pessimiste. Il va un jour entendre la mélodie plaintive de la flûte d'Hikaru et dès lors, un lien va se tisser entre les deux personnages.
Durant la quête, ils vont se croiser ou se rencontrer à plusieurs reprises.






Photos

Passez sur les images pour plus d'informations !
Tsuna Sadamitsu au combat Raikou, souffrant Le groupe Hikaru dans l'ère moderne Tsuna




Ma note ♥♥♥

  • Beaux graphismes, personnages et histoire intéressants, bande-son agréable.
  • Néanmoins, la qualité à la fois de l'animation et du scénario tend à se déteriorer dans le deuxième arc, avec toutefois de bons épisodes.
Je me devais de faire la publicité de cet anime encore trop peu méconnu !


Fiche technique


Titre original : お伽草子
Nombre d'épisodes : 26
Genre : Aventures, historique, fantastique
Année : 2004
Studio : Production I.G.


Liens


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Le livre du thé


La voie du thé
Le livre du Thé est un ouvrage aux multiples facettes, au style fluide, agréable et clair, qui m'a donné l'impression de lire à la fois un recueil de fables, un ouvrage sociologique et philosophique. L'auteur introduit le lecteur à l'art du Théïsme avec toute la subtilité que l'on peut attendre d'un adepte, et les sept chapitres aux thématiques bien différentes semblent naturellement liés par le fil conducteur qu'est le Théïsme.

Ainsi, le Livre du Thé constitue un moyen agréable de s'initier à la pensée japonaise, au travers de l'histoire d'un breuvage, certes mais surtout au travers de pensées, de poèmes ou de petites histoires ou anecdotes nous en apprenant plus sur le Taoïsme, le Zennisme, les Maîtres de Thé ou même la décoration japonaise dont la sobriété est explicitée.


Mais Le livre du thé est également une critique parfois assez acerbe de l'Homme, et surtout des occidentaux. Dans le premier chapitre, par exemple, il déplore l'étroitesse d'esprit et le manque d'efforts de compréhension que font les Occidentaux par rapports aux Orientaux. Il explique que l'Extrême-Orient a aussi eu des préjugés ridicules sur l'Occident, avec humour. Il compare la situation actuelle au mythe taoïste du Non-Commencement, dans lequel le ciel est fissuré. Pour l'auteur, ce ciel scindé en deux représente aujourd'hui la scission entre l'Occident et l'Orient et il souhaite que cesse cette dualité, que les deux pôles se complètent. Cela lui paraît idyllique, aussi  pense t-il que le thé constitue un moyen universel d'oublier cette utopie, car il permet de s'extasier de la beauté des choses simples et d'oublier les soucis du quotidien. Il cite d'ailleurs bon nombre de personnalités, d'esprits éclairés, qui, Orientaux ou Occidentaux, avaient en commun un goût prononcé pour le breuvage.

La critique à l'égard de l'Occident est compréhensible en cette époque de changements majeurs pour l'Asie, tiraillée entre traditions et modernisation. L'auteur craint que la culture millénaire si riche de son pays en soit ternie et c'est pourquoi il la défend, démontrant qu'elle est loin d'être étrange, excentrique ou barbare, mais subtile et pleine de nuances, comme autant de variétés et de façons de préparer le thé au fil des années, des courants de pensée et d'écoles.

Bref, un ouvrage que j'ai essayé de voir d'un oeil critique mais auquel je ne peux trouver qu'un seul réel défaut : sa brieveté.
Je n'ai pas vu passer le temps en lisant ce petit bijou de la littérature japonaise.

Fiche technique

Auteur : Okakura Kakuzo
Année : 1903
Genre : Philosophie, Histoire, Essai
Ma note : ♥♥♥♥ Je suis fan !

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L'homme qui souriait

Ce roman policier du suédois Henning Mankell a pour héros l'inspecteur Kurt Wallander, qui semble le personnage fétiche de l'auteur, un peu comme Hercule Poirot était celui d'Agatha Christie.

Alors que celui-ci tente d'oublier qu'il a tué un homme à l'étranger, Gustaf Torstensson, un petit avocat de province sans problèmes, meurt des suites d'un accident de la route. La cause ? Un mannequin de taille humaine placé sur la route.
Pendant ce temps, le fils du défunt trouve Wallander dans sa retraite danoise et lui explique qu'il sent ses jours en danger. Et disparaît quelques jours plus tard.Revenu dans sa Suède natale, Wallander reprend du service pour cette affaire et découvre que toute cette affaire est peut-être liée à un homme bien énigmatique...

Si je pouvais résumer ce policier en un mot, ce serait "Mouais". On se doute très vite des dessous de l'histoire et le reste du récit est un marathon de Wallander, certes attachant dans ses angoisses existentielles bien naturelles, mais vite agaçant.  L'inspecteur fétiche de l'auteur n'a pas le mordant d'un Poirot (oui je sais, je le mentionne pour la seconde fois mais j'aime beaucoup Poirot) ou encore d'un Holmes.  On assiste à l'enquête comme un Dieu omniscient qui n'attend que que les protagonistes découvrent ce qu'il sait déjà... Le suspence n'est pas très efficace, le récit est plutôt long et l'auteur ménage ses effets pour finalement achever le roman de manière prévisible et traditionnelle. Le personnage clé de l'histoire, oui, oui, cet homme qui sourit recèle peu de mystères qui soient réellement innovants. Un récit qu'on a tôt fait d'oublier mais qui est tout de même doté de scènes intéressantes et d'un style assez fluide.

Fiche technique :
Auteur : Henning Mankell
Année : 2005
Genre : Policier
Ma note : ♥ Dans le genre suspence, j'ai vu beaucoup mieux.

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Full Metal Panic ? Fumoffu


TITRE_IMAGEJe n'ai pas vu la première partie de Full Metal Panic qui semble être plus orientée mechas donc je vais juger cette série pour ce qu'elle est : un bon divertissement fait de 15 épisodes qui peuvent se regarder individuellement sans trop de problèmes.

L'histoire ? Sagara Sousuke, qui n'a connu que la guerre depuis tout petit, se retrouve au lycée Jindai. Au grand dam de son amie Kaname Chidori, qu'il est chargé de protéger, il se croit toujours sur un champ de bataille. Tout évenèment anodin va donc mener à une catastrophe... que notre "héros" va lui même créer. Dans le premier épisode, par exemple, il va faire exploser son casier à cause d'une effraction qui y a été commise, prenant la pauvre malheureuse qui y a glissé une lettre d'amour pour une terroriste sanguinaire.

La série est donc menée sur un ton très léger et peu réaliste, avec des séquences parfois hilarantes, comme l'entraînement d'une équipe de rugby effeminée ou l'épisode où le la classe de Sousuke et Chidori est en panique à cause d'un virus qui va tous les condamner... De même, une myriade de personnages principaux ou secondaires plus délirants les uns que les autres font leur apparition à chaque épisode comme le personnage de Bonta-Kun, mascotte géante qui n'est autre que l'alias de Sousuke, le professeur qui parle trop vite et sans arrêt, le chef du Conseil des étudiants ou encore le psychopate fétichiste des queues de cheval...

Le titre "Fomoffu" est une référence à l'alias de Sousuke, Bonta-Kun, qui ne s'exprime que par "Fumoffu", un peu comme un Pokémon sauf que son langage semble étrangement intelligible pour certains personnages, comme Chidori, qui lui sert d'interprète dans l'épisode où il entraîne une équipe de Yakuza perplexes.

Bref, une série qui passe très vite et qui est repartie pour une seconde saison au Japon !

Ma note ♥♥

  • Pas mal, un bon divertissement.

Fiche technique

Titre original : フルメタル・パニック? ふもっふ
Genre : action, comédie
Année : 2003
Studio : Kyoto animation




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